Photo/commentaire:
J.Prott: Photographie de groupe de la 3e
escadrille SPA 160 « Diable rouge » du Groupe de Chasse II/4 prise à
la mi-août 1939 sur la base aérienne de Reims. On y voit en réalité la moitié
de l'effectif, l'autre moitié lui succédant étant en permission exceptionnelle
de dix jours en pleine préparation à la guerre. Derrière : Curtiss Hawk 75
A1 n° 87. Au premier rang, assis et de gauche à droite : le
sergent-chef pilote Pierre Villey (mort le 25 mai 1940), le lieutenant pilote
Max Vinçotte (commandant en second l'escadrille), le lieutenant pilote Régis
Guieu (commandant l'escadrille, mort le 7 juin 1940), le sous-lieutenant pilote
Gilbert Cuny (blessé le 14 mai 1940 puis prisonnier de guerre), l'adjudant-chef
pilote Robert Cruchand (disparu en mer de Corse en 1944) et le sergent-chef
pilote Antoine Casenobe (mort en Tunisie le 3 février 1943).
Au deuxième rang, debout et de gauche à droite : Riolacci du
Service général, René Lengrand dit Matelot du Service général, le
caporal-chef mécanicien Jean Danloup (blessé le 12 mai 1940 et par la suite
prisonnier de guerre en combat rapproché au sol, vivant au 15 novembre 2001),
le sergent-chef mécanicien Guy Castelain dit Lumignon, le caporal-chef mécanicien Raoul Chamot, le caporal-chef
mécanicien Roger Decamp (de Reims), le sergent-chef mécanicien Henri Courbot,
le sergent mécanicien Lecerf (blessé le 12 mai 1940), l'adjudant mécanicien
Sébastien Tarroque (chef de hangar), un militaire inconnu, le sergent
mécanicien Jacquemin dit Rouge-gorge,
un militaire inconnu, le caporal du Service général Guillaume (exclu peu après
de l'unité pour faute), le caporal du Service général Jules Noël (de Gespunsart
dans le département des Ardennes), le sergent mécanicien Jules Wagon (vivant au
15 novembre 2001), Pierre Philippot du Service général (chauffeur, de
Charleville-Mézières), un militaire inconnu rappelé du Service général ;
Vanderluysse du Service général (aide mécanicien du sergent Jules Wagon,
mécanicien du sergent-chef pilote Antoine Casenobe).
Au troisième rang, debout et de gauche à droite : Engrand du
Service général (a découpé en mai 1939 le diable rouge en aluminium pour
peinture sur les « taxis »), Vasseur du Service général (a sauvé de
l'avion en feu et sous le mitraillage le sergent armurier Boneau gravement
blessé ; il fut décoré pour cela de la croix de guerre par le général Joseph
Vuillemin le 14 juillet 1940 à Rabat au Maroc), le caporal-chef mécanicien
Alexandre Decker, Francis Davout, appelé du Service général (barman dit le Maudit parce que ce mot revenait dans
bon nombre de ses paroles), le sergent Bouchez du Service général, un militaire
inconnu rappelé du Service général, Maurice Normand, rappelé du Service général
(de Reims), Pierre Cardoso du Service général (de Reims), Tolland du Service
général (secrétaire d'escadrille), Rycklink du Service général (chauffeur du
commandant André Borne dès la semaine suivant la photographie, toutes les
unités ayant alors touché des véhicules neufs provenant de la « réserve de
guerre » sur la base aérienne).
Les groupes de chasse I/5 et II/5 de la 5e
Escadre de Chasse et I/4 et II/4 de la 4e Escadre de Chasse ont été
équipés de Curtiss Hawk 75 A1 à partir de mars 1939 à raison de 24 appareils
par groupe (le G.C. II/4 en dernier, le 15 mai 1939).
L’appareil qui apparaît sur le cliché et qui porte le numéro
87 se situe dans le dernier quart de la première centaine livrée (c’est par
conséquent un A1, ce codage signalant la première centaine de Curtiss H 75
livrée à la France par les Etats-Unis d'Amérique).La deuxième centaine de
Curtiss (centaine dénommée A2) sera
modifiée en six mitrailleuses. Remarquer que sur la photographie les « taxis »
sont déjà camouflés alors qu’ils étaient jusque là en aluminium poli.
Effectifs de l'escadrille SPA 160 « Diable rouge »
: environ 70 personnes, effectif porté à une centaine au cours de la campagne.
En permission à cette date : Gaston Beffara
(chauffeur), le sergent Boneau (armurier de l’escadrille, c’est à dire
compétent au niveau des armes embarquées : montage, démontage, réglage,
approvisionnement…), Brun, le sergent pilote Clémenceau Carrère, Chauvin, le
sergent pilote Coisneau, le sergent pilote Jean, le caporal-chef Pierre Moncuit
(mécanicien d’équipement, c’est à dire compétent en matière d’appareils de bord
des avions), l’adjudant pilote Jean Paulhan (qui défila le 14 juillet 1937 à
Paris et dut crasher son Dewoitine 500 dans la Seine en raison d’une panne
moteur), Pierson, Plat, le maître-ouvrier Jean Prott, le sergent pilote Pierre
Saillard.
Plus tard arrivèrent en renfort à l’escadrille les pilotes
suivants : le sous-lieutenant René Rubin, le lieutenant Jean Guillou, le
capitaine Constantin Rozanoff, le sous-lieutenant Georges Gérard, le
sous-lieutenant Rodolphe Blanc, Jan Truhlar (volontaire tchèque), le
sous-lieutenant Alexandre Trémelo, le sous-lieutenant Raymond
Tixier-Vignancourt.
Survivants « connus » de l'escadrille au 17 mars
2004 : le colonel René Rubin, l'adjudant-chef Jean Danloup, l'adjudant-chef
Jules Wagon, le sergent mécanicien Jean Prott, le maître-ouvrier Robert Hulin
et le colonel Gilbert Cuny.
Appartiennent
au « service général » les gens qui n’ont pas de brevet de
spécialité, qui peuvent toutefois avoir certaines affectations : être
cuisinier, chauffeur, être affecté à la défense du terrain, etc.
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